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Mars 2018

Fin Septembre 2015, Louis rentre de l'école avec un petit 38,5 de fièvre mais surtout il ne marche plus droit. Il se cogne dans les meubles.

Dans la nuit il est pris de violentes céphalées. Le lendemain matin, je l'emmène chez notre généraliste qui m'envoie à l'hôpital ne pouvant écarter la méningite aussi facilement.

Là tout devient étrange.

Nous sommes accueillis le mardi et n'en ressortirons que le vendredi après-midi, après une ponction lombaire, un EEg, une IRM, un scanner avec colorant et des diagnostics plus effrayants les uns que les autres: méningite, encéphalite herpétique, et enfin soupçon d'AVC...

Et puis tout s'arrête et on commence à nous dire que c'est psychosomatique. Mais voilà rebelote deux mois plus tard. Heureusement pour nous, une amie de ma mère qui l'écoutait raconter ce qui nous arrivait lui a parlé de Lyme car elle le subissait depuis l'enfance. C'était la période de Noël.

En janvier, grâce à son ancien chef scout, je trouve le nom du Docteur N. qui nous prend sur un RDV annulé en février et confirme le diagnostic malgré des résultats officiellement négatifs. Ce n'est pourtant pas la fin des problèmes.

Louis réagit très mal au premier traitement: il est évacué de son lycée par les pompiers sans pouvoir réagir à rien, un vrai légume. On arrête tout et on en essaie un deuxième qui lui fait avoir des pics de fièvre inexpliqués toutes les semaines. On arrête tout et on en commence un troisième qui fonctionne enfin.

Nous sommes à présent dans la phase du traitement qui consiste à booster le système immunitaire. Reste une grosse fatigue qui lui joue des tours scolairement mais nous nous estimons chanceux d'avoir trouvé rapidement ce que c'était et d'avoir eu un traitement qui fonctionne.